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Monday 18th of December 2017
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La souffrance et le plaisir

  Le plaisir est une condition éprouvée par l’âme lorsqu’elle perçoit quelque chose d’harmonieux avec sa propre nature. La peine et la souffrance se produisent lorsque l’âme entre en contact avec des choses qui sont discordantes avec sa nature. Puisque les pouvoirs de l’âme sont au nombre de quatre, il s’ensuit que les plaisirs et les peines de l’âme doivent être divisés en quatre catégories, dont chacune correspond à l’un de ces quatre pouvoirs.
Le plaisir de la faculté de raisonnement réside dans l’acquisition de connaissances à propos de la nature réelle des choses la peine de cette faculté réside dans l’ignorance et la privation de telles connaissances.

   Le plaisir de la faculté de colère et de férocité réside dans le sentiment d’être victorieux et dans la satisfaction de vaincre tout ennemi et de se venger  la peine de cette faculté réside dans le sentiment d’être vaincu ou défait.
La joie de la faculté de désir et de passion est la jouissance de nourriture et de boisson alors que sa peine réside dans l’absence de ces jouissances.

   Le plaisir de la faculté d’imagination réside dans la visualisation des particularités qui conduisent à l’apparition de désirs charnels et de tendances démoniaques alors que sa peine réside dans l’insuffisance et l’inadéquation de ces visions.

   Le plus intense et le plus pur des plaisirs est celui éprouvé par la faculté de raison. C’est une forme de plaisir qui est à la fois inhérent à l’homme et naturel chez lui. C’est un plaisir constant, non sujet au changement d’expérience dans la vie quotidienne.
Il est différent des autres plaisirs, qui appartiennent au corps et à l’être bestial, et qui sont de nature transitoire et sans valeur durable. Ces plaisirs bestiaux sont en fait si bas et triviaux que l’homme en a honte et s’efforce de les dissimuler. Si on disait à un homme qu’il tirerait un grand plaisir du fait de manger et de boire, il en serait honteux et bouleversé. Alors que si de tels plaisirs étaient de nature humaine, non seulement il n’en serait nullement honteux, mais il en serait fier si on les rendait largement publics.

   Nous pouvons donc conclure que la sorte de plaisir qui est vraiment gratifiant pour l’homme, et non seulement en apparence, est le plaisir éprouvé par la faculté de raisonnement de l’âme. Cette sorte de plaisir a plusieurs degrés, dont le plus sublime est éprouvé par la proximité d’Allãh. Pour atteindre ce plaisir suprême, il faut aimer et connaître Allãh, et déployer des efforts inlassables en vue de se rapprocher toujours de LUI. Lorsque tous les efforts d’une personne sont déployés dans le but d’atteindre ce vrai et durable plaisir, les plaisirs sensuels sont vaincus et remis à leur place naturelle, c’est-à-dire poursuivis avec modération.

Source: Al-Narãqî. Mohammad Mahdi ibn Abî Tharr, L’éthique musulmane, Traduit de l’anglais et édité par Abbas AHMAD Al-Bostani, Éd. La Cité du Savoir, Canada.

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