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Saturday 24th of August 2019
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Propagation de L'islam

PROPAGATION DE L ‘ISLAM

LA BATAILLE DE MOUTAH

Le messager de Dieu entreprit l’appel universel des les accords de Houdeybiyya. Les nations telles que la Rome antique et la Perse étaient des puissances. L’empéreur de Rome voulait s’islamiser des qu’il avait u la lettre du noble prophète (ç) (ç). Mais face à la réaction de l’armée et les chrétiens il préféra se résigner.

Après son retour du Pèlerinage ('Omrat al-Qadhâ) de la Mecque, le Prophète (ç) avait passé environ six mois à Médine lorsqu'il reçut la nouvelle de l'assassinat de son messager Hârith ibn Omayr qu'il avait envoyé porteur d'une missive dans laquelle le gouvemeur de Basrah, était invité à l'Islam. Le porteur du message avait été tué à Moutah par Chourahbil ibn Amr Ghassâni le gouverneur sous vassal romain. En principe, le meurtre d’une personne ne peut pas être une raison pour provoquer une guerre. La triste nouvelle chagrina profondément le prophète (ç) (ç) qui décida de punir le fautif afin que ses ambassadeurs soient respectés dans l'avenir. Il rassembla une armée de trois mille hommes, au mois de Joumâdî-I de l'an 8 de l'Hégire pour défendre l’honneur de l’islam et montrer sa capacité à répondre aux provocations. Le prophète (ç) (ç) désigna Ja’far ibn Abou Talib, Zayd ibn Hârith et Abdoullah ibn Rawâha comme des commandants de cette expédition. Il leur donna l'ordre de presser le pas afin de surprendre le peuple de Moutah, de les appeler à l'islam ou de les combattre au nom du Seigneur au cas où ils refusaient d'embrasser l’islam.

Choisir trois commandants pour une pareille expédition signifiait que si Zayd venait à être tué dans la bataille, Ja'far devrait prendre le commandement, et si ce dernier venait à être tué à son tour, Abdoullah ibn Rawaha devrait le remplacer, et au cas où celui-ci tomberait lui aussi, l'armée devrait choisir quelqu'un dans ses rangs pour assumer le commandement. Cet ordre s'avérera être une prophétie.

En effet, arrivé à Moutah, Zayd fut informé que l'empereur romain Héraclius campait à Ma'ab, sur le territoire de Belqa, avec une armée forte de cent mille soldats. En fait c'était Théodorus, le frère de Héraclius, qui se trouvait à la tête d'une force formidable renforcée par les hommes que Charahbil avait recrutés chez les tribus voisines pour venir à son aide, après avoir appris la nouvelle de l'expédition musulmane. Zayd fit halte à Ma'an où les chefs de l'armée musulmane discutèrent, pendant deux jours entiers, des difficultés de leur position.

S'approchant de Mo'tah, les Musulmans se trouvèrent face-à-face avec l'ennemi. L'armée romaine prit l'offensive et la bataille fut déclenchée. Zayd conduisant en avant sa colonne, le drapeau à la main. Il se battit courageusement jusqu'à ce qu'il fût tué. Ja'far récupéra le drapeau. Il descendit de son cheval pour montrer qu'il était décider à se battre jusqu'à la mort ou la victoire. Il conduisit ses hommes pour l’offensive, mais son corps fut rapidement couvert de blessures. Il continua à se battre vaillamment jusqu'à ce que sa main droite fût coupée. Il reprit le drapeau avec sa main gauche qui auusitôt coupée. Il tint alors l'étendard avec les restes mutilés de ses bras, mais il reçut vite un coup sur la tête et tomba raide mort. Abdoullâh ibn Rawaha redressa le drapeau, continua la bataille et connut lui aussi rapidement le même sort.

Waqidi parle de 8 martyrs, ibn Hishâm de 12 et d’autres estiment que près de 17 musulmans laissèrent leur vie dans cette bataille. L'armée musulmane élut Khâlid pour assumer le commandement. Mais les chances de remporter un succès ou même de sortir honorablement, sans vainqueur ni vaincu, s'étaient déjà affaiblies, et les hommes avaient perdu courage. Ils revinrent directement à Médine.

LA CONQUETE DE LA MECQUE

Conformément aux accords de Houdeybiyya, les uns et les autres devaient éviter de se livrer bataille pe,ndant dix ans. Le prophète (ç) profita de cette période pour étendre l’appel à l’islam vers des autres horizons. La paix régnait bien jusque –là surtout avec la chute de Kheybar.

VIOLATION DES ACCORDS APR LES QORAYSHITES

En vertu du traité de Houdaybiyya, les Bani Khouzâ'a étaient devenus alliés du prophète (ç). Les Bani Bakr, agissant sous la même règle, se proclamèrent partisans des Qorayhites. Toutes les deux tribus habitaient des vallées près de la Mecque Une vieille querelle existait déjà entre elles. Chaque partie brûlait d'envie de venger les meurtres commis par l'autre. Le traité de Houdaybiyya qui était entré en vigueur depuis bientôt deux ans stipulait que pendant les dix années à venir il ne devrait pas y avoir d'agressions de part et d'autre.

Mais certains notables des Qorayshites avaient dissimulé leurs alliés de Bani Bakr, qui attaquèrent pendant une nuit de la 8ème année hégire un campement des Bani Khouzâ'a, tuant quelques-uns. Les Khouzâ'a envoyèrent une délégation de quarante hommes au prophète (ç) (ç), lui demandant de punir les traîtres meurtriers. Le prophète (ç) ressentit cet incident comme une violation du traité de Houdaybiyya, et promit de s'occuper de leur cause comme si elle était la sienne.

Lorsque les Qorayshites apprirent la nouvelle de la délégation, ils furent excessivement alarmés et députèrent Abou Soufiyân qui se rendit auprès du prophète (ç) Mouhammad (ç) (ç) s’expliquer, remettre les choses sur la bonne voie et renouveler l'accord de paix. En arrivant à Médine, Abou Soufiyân était allé tout d'abord chez sa fille Oummou Habiba, une des femmes du prophète (ç) (ç), sur laquelle il comptait beaucoup. Mais son trébuchement commença à l'endroit même où il cherchait à réparer le tort, car à peine il voulut s'asseoir sur un tapis dans sa maison qu'elle l'expusa disant en: «C'est le lit du prophète (ç) de Dieu et il est trop sacré pour être souillé par un idolâtre impur».

Abou Soufiyân ressentit vivement l'humiliation et maudissant sa fille, il quitta les lieux pour se rendre chez le prophète (ç) à qui il donna quelques explications en vue de rétablir le traité de paix, mais le prophète (ç) (ç) ne voulait pas écouter ces explications. Abou Soufiyân ne put obtenir aucune assurance de sa part. Il sollicita ensuite l'intervention de Ali et d'Abou Bakr, mais eux aussi le renvoyèrent. Enfin il essaya d'obtenir la faveur de Fatima, la fille du prophète (ç), la suppliant de faire de son fils Hassan (ç) son protecteur. Fatima répondit que Hassan (as) était trop jeune (il avait à peine six ans) pour jouer les protecteur de qui que ce soit. Elle ajouta qu'aucune protection n'était valable contre la volonté du prophète (ç) (ç).

Puis il retourna encore chez Ali, lui demandant de la conseiller dans sa mission ingrate. Ali (as) lui dit qu'il (Abou Soufiyan) ne pouvait rien de plus que proclamer de la part des Qorayshites les relations amicales qu'ils désiraient maintenir et une continuation de sa propre protection en tant que chef des Qorayshites. Abou Soufiyan se leva dans la cour du Masjid du Prophète (ç) et proclama à haute voix ce que Ali (as) lui avait demandé de proclamer, et il retourna à la Mecque pour rapporter aux Qorayshites ce qu'il avait fait.

Ces derniers le reçurent avec sarcasme et lui firent observer que sa proclamation n'était pas valable sans l'assentiment du prophète (ç). Ils dirent que Ali (as) avait fait de lui un simple jouet. Abou Soufiyan répliqua qu'il savait cela, mais qu'il ne savait pas quoi faire d'autre.

La tentative désespérée d'Abou Soufiyan de renouveler l'accord de paix confirma l'affirmation de la délégation Khouzâ'a et ne laissa aucun doute sur la culpabilité des Qorayshites. La violation des termes du traité de Houdaybiyya ayant été établie, le prophète (ç) résolut de prendre la Mecque par surprise. Il convoqua ses alliés des environs de Médine, mais sans donner aucun détail sur les raisons particulières de cette réunion. L'objectif en resta secret. Un jour Abou Bakr, entrant dans la maison de sa fille Aicha, la trouva en train de préparer les affaires du prophète (ç). L'interrogeant sur la raison de ces préparatifs, elle lui répondit qu'on projetait d'entreprendre bientôt une expédition mais dont elle ignorait la direction. Toutes les routes menant à la Mecque furent par la suite bloquées afin de prévenir la fuite d'informations sur les mouvements du prophète (ç) aux Qorayshites.

Lorsque tous les préparatifs furent presque terminés, le prophète (ç) ordonna à ses partisans de Médine d'être prêts à l'expédition en leur recommandant de garder le plus grand silence afin que le moindre indice de leur mouvement ne parvienne à la Mecque. Malgré toutes ces précautions, le secret fut quand même découvert.

En effet, Habîb ibn Balta'a, l'un des Emigrés, partisan du prophète (ç), digne de foi, et dont la famille était restée à la Mecque, écrivit une lettre à un ami resté lui aussi dans cette ville et l'envoya par une femme nommée Sara. Elle était déjà sur la route de la Mecque, lorsque le prophète (ç) apprit par voie divine l'envoi de cette lettre. Aussi dépêcha-t-il Ali (as) et Zoubayr, accompagnés par quelques autres bons cavaliers, à la poursuite de la messagère. Ils la rattrapèrent et la fouillèrent soigneusement mais sans trouver la lettre sur elle. Tous les hommes abandonnèrent la recherche et s'en retournèrent bredouilles, excepté Ali (as) qui pensa que le Messager de Dieu ne pouvait pas se tromper. Rendu furieux par cette déception, il tira son cimeterre, et le brandissant au-dessus d'elle, il jura de lui trancher la tête si elle ne donnait pas la lettre. La femme trembla de terreur, sortit la lettre des longues tresses de ses cheveux. Son contenu était le suivant: «De Habîb ibn Balta'ah aux Mecquois. L’nvoyé de Dieu est en train de se préparer pour vous attaquer par surptise. Aux armes!»

L'auteur de la lettre ayant été découvert, fut convoqué par le prophète (ç). Il affirma qu'il était un croyant sincère, et se justifia en affirmant que sa famille était sans protection à la Mecque et qu'il avait voulu la sauver en assurant d'une façon ou d'une autre la protection de quelques Mecquois. Prenant en considération les services qu'il avait déjà rendus, le prophète (ç) accepta son repentir et lui pardonna. Les neuf premiers versets de la Sourate al-Mumtahanah furent par la suite révélés pour mettre les autres en garde de refaire la même chose.


source : http://www.alhassanain.com/french
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