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Thursday 1st of October 2020
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Les Croyances (De Foi)

Instinctivement, l'homme cherche la cause des événements qui surgissent, la raison des phénomènes qu'il constate. Pour lui, il n'y a aucune probabilité pour qu'un fait se produise spontanément, rien que par l'effet, du hasard. Ainsi, un chauffeur dont la machine s arrête brusquement descend pour vérifier la pièce qu'il suppose être à l'origine de la panne; Car, il pense qu'un ennui mécanique est la cause de l'arrêt de sa machine, c'est-à-dire que pour lui l'incident n'est pas fortuit. D'ailleur
Les Croyances (De Foi)


Instinctivement, l'homme cherche la cause des événements qui surgissent, la raison des phénomènes qu'il constate. Pour lui, il n'y a aucune probabilité pour qu'un fait se produise spontanément, rien que par l'effet, du hasard. Ainsi, un chauffeur dont la machine s arrête brusquement descend pour vérifier la pièce qu'il suppose être à l'origine de la panne; Car, il pense qu'un ennui mécanique est la cause de l'arrêt de sa machine, c'est-à-dire que pour lui l'incident n'est pas fortuit. D'ailleurs, il emploie aussitôt les instruments destinés à la remise en marche dont dispose la machine; Il ne reste pas les bras croisés dans l'attente d'un démarrage spontané.

 

L'homme affamé cherche à assouvir sa faim; L'assoiffé, aspire à étancher sa soif ; le froid le pousse à trouver un vêtement ou un feu réchauffant ; Jamais, il ne compte sur le hasard ; jamais, il ne croit que les choses se font d'elles-mêmes. Quelqu'un qui veut construire un bâtiment s'efforce, tout naturellement, de réunir les matériaux de construction ; il n'a aucun espoir de voir se construire spontanément le bâtiment.

Depuis que l'homme existe sur terre, des montagnes, des forêts et des océans immenses l'entourent. II a vu se déplacer dans le ciel, avec des mouvements ordonnés et continus, le soleil, la lune et les étoiles lumineuses. Malgré cela, les infatigables savants qui, de par le monde, s'interrogent sur les raisons de l'apparition de ces créatures, de ces phénomènes surprenants, n'osent dire que ce monde est né spontanément, qu'il c'est crée de lui-même.

C'est cet instinct de curiosité, ce besoin de s'interroger sur les origines qui pousse l'homme à chercher à savoir si cet univers immense dont les éléments sont liés les uns aux autres est apparu de lui-même ou s'il prend sa source ailleurs. Autrement dit, si cet étonnant système - qui règne, suivant des lois constantes et irrévocables, dans chaque coin du monde et conduit chaque chose vers un but particulier - est dirigé par une puissance pourvue d'un savoir infini ou s'il n'est que le produit fortuit d'un accident, ou d'un hasard.

La preuve de l'existence d'un Créateur

Lorsque l'homme fait appel à sa lucidité et à son bon sens, il trouve aux quatre coins de la terre de nombreuses preuves concernant l'existence du Créateur de l'univers. En effet, l'homme comprend instinctivement que chacune de ces créatures qui bénéficient du bienfait de l'existence et suivent, bon gré mal gré, une voie déterminée avant de laisser leur place à d'autres, ne se sont pas d'elles-mêmes attribuées ces existences, et n'ont pas choisi de leur propre chef cette voie; Il sait que ces créatures n'ont eu aucune influence sur le tracé de la trajectoire de leur existence car, l'homme, lui-même, n'a pas choisi les traits humanistes et les qualités humaines qui lui sont propres : l'homme a été créé et les particularités humaines lui ont été attribuées. De plus, le bon sens de l'homme ne peut concevoir que toutes ces choses soient apparues par hasard, que le système existant se soit constitué à la légère, sans calcul et ordonnancement ; et, ceci, d'autant plus que la conscience humaine ne peut imaginer une telle chose pour quelques briques superposées en bon ordre. C'est pourquoi le bon sens naturel de l'homme proclame que le monde existant à absolument un appui originel où se ressource l'être, et par lequel se préserve et se recrée l'univers. Cette existence infinie, cette source du savoir et de la puissance n'est autre que Dieu ; l'ordre existant prend sa source à cet océan de l'existence ; tout comme le dit le Tout-Puissant : "Notre Seigneur est celui qui a donné à chaque chose sa forme et qui l'a ensuite dirigée" (Coran, 20:52).

Comme aujourd'hui, où la majorité des habitants de la terre croit en Dieu et voue un culte au Créateur de l'univers, pour l'homme de jadis, l'histoire nous le montre, Dieu était l'instaurateur de l'univers, l'auteur de la création. Même s'il existait entre les sociétés croyantes et pieuses des divergences d'opinions, chaque peuple décrivant à sa façon la Création, elles étaient d'accord sur le principal ; outre l'Islam, les religions chrétienne, juive, zoroastrienne, bouddhiste se retrouvaient d'accord sur l'existence d'un Créateur. Ceux qui nient l'existence de celui qui créa l'ordre des choses n'ont et n'auront jamais une preuve de son inexistence ; en fait, ils prétendent qu'ils n'ont pas une preuve de son existence; ils ne disent pas qu'ils ont la preuve de son inexistence. Le matérialiste dit: "Je ne sais pas"; il ne dit pas: "il n'existe pas". Le matérialiste doute, mais ne nie pas. A ce sujet, le Seigneur a tenu le propos suivant: eIls disent: I1 n'y a pour nous que notre vie présente. nous vivons et nous mourons. Seul le temps qui passe nous fait périr. Ils ne détiennent aucune science de tout cela; ils ne se livrent qu'à des conjectures" (Coran, 45:24).

On a même trouvé dans les plus anciennes traces laissées par l'homme primitif des indices confirmant l'existence de la religion et des signes indiquant que les hommes d'alors croyaient aux forces surnaturelles. Même dans les nouveaux continents comme l'Amérique et l'Australie ou les îles lointaines du vieux continent - régions découvertes ces derniers siècles, les indigènes croyaient en Dieu; avec quelques nuances, ils avaient eux, aussi, la preuve de l'existence d'un Créateur alors qu'on ne sait pas encore si, à l'époque, ils entretenaient des relations avec le vieux continent.

En réfléchissant sur le fait que la croyance en Dieu existait de tout temps parmi les hommes, on déduit facilement que la reconnaissance de Dieu est propre à la nature de l'homme. Le Coran évoque dans diverses sourates cette particularité de la nature humaine: "Si tu leur demandes qui les a créés, ils disent: C'est Dieu" (Coran, 53:87). "Si tu leur demandes: qui a créé les cieux et la terre? ils répondront certainement: c'est Dieu" (Coran, 31:24).

La conséquence de ce genre de curiosité dans la vie de l'homme

Si l'homme répond affirmativement aux questions relatives à l'existence d'un Créateur de l'univers, d'un Ordonnateur du système existant - questions qu'il se pose instinctivement comme par besoin de vérité, c'est qu'il a des preuves concernant l'origine immortelle de la Création, c'est qu'il a relié le cours des choses à l'invincible volonté, à la puissance et au savoir infini du Seigneur. De ce fait, une sorte de ferveur et d'espérance va s'emparer de tout son être, et, face aux difficultés de la vie, aux peines endurées, aux impasses rencontrées, il ne perdra jamais tous ses espoirs; car, il sait que le Tout-Puissant tient en main les rênes des causes et des choses - quelque soit leur importance et leur influence, que tout obéit à ses injonctions. Une telle personne ne se soumet jamais complètement aux causes et aux événements; quand la chance lui sourit, il ne s'enorgueillit pas, il ne tombe pas dans l'arrogance, il n'oublie pas sa condition d'homme, et celle du monde parce qu'il sait que derrière les apparences de ce monde et du cours des choses, il y a Dieu et ses commandements. Un tel homme comprend que dans l'univers existant il ne doit se prosterner que devant le Seigneur, qu'il ne doit se soumettre inconditionnellement qu'aux ordres divins.

Par contre si quelqu'un répond négativement à la question de l'existence d'un Créateur de l'univers, c'est qu'il a par nature, ni bon sens, ni optimisme, ni espoir, ni caractère, ni bravoure ou courage.

Aussi, voit-on, parmi les nations où l'esprit matérialiste prédomine, un accroissement du suicide car, ceux qui ne s'attachent qu'à des buts et à des causes matérielles, qui ne visent qu'à satisfaire leurs instincts, préfèrent mettre fin à leurs jours au moindre ennui car, ils se désespèrent pour un rien. Mais, ceux qui bénéficient de la théologie, même lorsqu'ils se trouvent en danger de mort, continuent d'espérer car ils comptent sur le Seigneur, Sa puissance et Sa clairvoyance.

Sa Sainteté l'Imam Hossein disait, alors même qu'il vivait ses derniers instants sous une avalanche de coups de sabre: "La seule chose qui me permet de supporter cette infortune tragique est de savoir que Dieu observe constamment mes actes".

Le Coran Vénéré donne des précisions à ce sujet dans certaines sourates: "Oui, ceux qui disent: "Notre Seigneur est Dieu!" et qui s'y maintiennent n'éprouveront plus ni frayeur, ni affliction" (Coran, 46:13). "Ceux qui croient; ceux dont les cœurs s'apaisent au souvenir de Dieu; - les cœurs ne s'apaisent-il pas au souvenir de Dieu? - ceux qui croient et qui font le bien. Le bonheur et un excellent lieu où ils retourneront sont destinés à tous ceux-là" (Coran, 13:28-29).

Souvent, le nourrisson qu'on allaite se met à sucer ses doigts, signe qu'il a faim; il porte à ses lèvres tout ce qu'il croit être mangeable et dès qu'il s'aperçoit de son erreur il regrette ce qu'il a fait. De la même façon, quand l'homme veut atteindre un but, quelqu'il soit, il essaie d'y parvenir par divers moyens; après chaque tentative débouchant sur un échec, il se rend compte douloureusement de son erreur et, ayant tiré les leçons, il cherche de nouveau, à atteindre son objectif.

Ce rapprochement nous éclaire sur un fait: l'homme, de par sa nature innée, dispose d'un certain bon sens; c'est-à-dire que, bon gré mal gré, il recherche toujours le vrai, il poursuit constamment la vérité; ce comportement lui est instinctif, il ne l'a ni appris, ni acquis. Si, parfois, l'homme refuse de voir la vérité en face, c'est que l'erreur l'aveugle ou que cette vérité lui reste méconnue. I1 arrive aussi que, par suite de caprices, d'excès passionnels et de recherche du plaisir, l'homme soit atteint d'une sorte de maladie mentale qui lui rend amer la saveur agréable de la vérité; alors, tout en reconnaissant celle-ci, il refuse de la suivre, de s'y soumettre; ainsi, très souvent, l'accoutumance à des choses nocives émousse l'instinct de l'homme- tel l'instinct qui le pousse à fuir le danger, ou à se protéger de méfaits - et le pousse à commettre des actes préjudiciables (comme le recours au tabac, à l'alcool et aux stupéfiants).

Le Coran invite l'homme à chercher la vérité, à faire preuve de bon sens; sur ce sujet, il insiste beaucoup puisque, sous divers formes, il recommande aux gens de préserver leur clairvoyance, leur bon sens inné: "Qu'y a-t-il en dehors de la Vérité, sinon l'erreur" (Coran, 10:32). "... à l'exception de ceux qui croient; de ceux qui accomplissent des œuvres bonnes; de ceux qui s'encouragent mutuellement à rechercher la Vérité; de ceux qui s'encouragent mutuellement à la patience" (Coran, 103:3).

Ce dernier verset signifie que tous les hommes sont dans l'erreur et courent à leur perte, mis à part ceux qui encouragent le bien.

Il est clair que tous ces commandements divins visent à préserver la clairvoyance, le bon sens de l'homme dans sa quête du vrai; et, ceci, pour lui permettre de parvenir à son bonheur propre, pour l'empêcher de suivre des directives erronées, axées sur le plaisir et la complaisance, de sombrer dans des idées absurdes et superstitieuses. En effet, sans l'observance de ces prescriptions, l'homme s'écarte de sa voie propre - ce capital humain - et devient pareil à un quadrupède, la victime de sa sensualité, de son insouciance, de son ignorance. Le Seigneur déclare: "N'as tu pas vu celui qui prend sa passion pour une divinité? Serais-tu donc un protecteur pour lui? Estimes-tu que la plupart d'entre eux entendent ou raisonnent? Ils ne sont comparables qu'à des bestiaux, et plus égarés encore, loin du chemin droit" (Coran, 25:43-44).

Naturellement lors que le bon sens inné de l'homme réapparaît, quand son instinct aspirant à la vérité recommence à se manifester, les réalités, l'une après l'autre, lui deviennent visibles, évidentes; il accueille chaque fait véridique avec enthousiasme et avance, chaque jour, d'un pas dans la voie du bonheur.

L'enseignement du Coran en ce qui concerne le Créateur

Concernant l'existence du Créateur de l'univers, le Coran déclare: "... Est-il possible de douter de Dieu, le Créateur des cieux et de la terre?..." (Coran, 14:10).

Essayons d'éclaircir ce problème: à la lumière du jour, tout est visible à l'œil nu; aussi bien, les gens, la maison, la ville, le désert, que la montagne, la forêt, la mer nous sont visibles. Mais, quand l'obscurité s'empare de l'espace, alors tout ce qui semblait clair et lumineux disparaît dans les ténèbres; on comprend alors que cette lumière ne leur était pas propre mais, qu'elle provenait du soleil qui, suivant une certaine corrélation, les éclairait. C'est le soleil qui éclaire la terre et tout ce qui s'y trouve; si la lumière était propre aux choses, jamais elle ne les abandonnerait.

L'homme et les autres animaux vivants perçoivent les choses par l'intermédiaire de leurs sens (la vue, le toucher, l'ouïe, etc...) et se mettent en mouvement grâce à leurs membres et organes. Après quelque temps, ils perdent leurs facultés de perception et de locomotion, deviennent inertes ; on dit alors qu'ils meurent. On en déduit que la conscience et le dynamisme constatés chez ces créatures ne provenaient pas de leur corps, de leur physique mais de leur esprit, de leur âme; avec l'envol de leur âme, ces créatures voient la vie les abandonner. Par exemple: si la vue et l'ouïe relevaient uniquement des yeux et des oreilles, ces deux facultés persisteraient tant que ces organes existeraient, ce qui n'est pas le cas. Il en est de même pour l'univers dont nous faisons partie en tant qu'élément et de l'existence duquel nous ne pouvons douter. Si cette existence indubitable lui était propre, jamais il ne la perdrait; or, nous constatons que chacun de ses éléments disparaît, meurt l'un après l'autre; ou se transforme, se modifie sans cesse.

Donc, l'existence et l'origine de toutes les créatures prennent leur source dans leur créateur. Dès que leur liaison avec celui-ci est brisée, elles s'enfoncent dans le néant, pénétrant dans leur tombe. Celui qui, de par son être infini, s'affirme comme l'appui de l'univers de l'existence, le soutien des hommes de ce monde s'appelle Dieu. C'est un être que le néant ne peut toucher, que la destruction ne peut atteindre, sinon il serait semblable aux autres créatures, il ne serait pas autosuffisant.

Le Coran et l'Unicité divine (towhid)

Si l'homme jette un regard - sans arrière-pensée, ni préjugé - sur le monde de l'existence, il constatera partout l'expression, l'effet ou la preuve de l'existence du Seigneur. Des murs aux portes de chaque maison, cette vérité éclate, certifiant l'existence du Créateur: Tout ce que l'homme rencontre en ce monde est soit un phénomène créé par Dieu, soit une vertu ou une propriété donnée par Lui, soit un ordre qui, par décret divin, règne dans toute chose; l'homme, lui-même, en constitue une expression exemplaire car, ni son être ne lui appartient, ni les propriétés qu'il révèle ne dépendent de lui; de plus, il n'a pas établi de son propre chef le programme de sa vie - depuis l'aube de son apparition -, ni considéré cet ordre universel comme accidentel, fruit du hasard et du désordre; il ne peut non plus attribuer sa propre existence, son ordre existentiel, au milieu dans lequel il est né car, l'existence de ce même milieu ne résulte pas d un hasard, ni d'une auto-création, d'une formation spontanée.

C'est pourquoi l'homme n'a aucune issue, sauf celle de prouver l'origine principale, créatrice des choses. C'est cette Origine qui insuffle l'être à toute cause puis, la guide sur la route de la vie pour lui faire atteindre sa perfection particulière. D'ailleurs, comme l'homme constate l'unité de création des choses, comme il voit que ces choses constituent un ordre unitaire dans le monde, il est contraint d'attribuer l'origine de la création à l'ordonnateur de l'univers; le créateur et l'organisateur ne font qu'un. Le Coran déclare: "Si, mis à part Dieu l'unique, il y avait sur terre et dans les cieux d'autres dieux, l'univers se serait effondré."

Explicitons: Si plusieurs dieux gouvernaient le monde et, si comme le prétendent les idolâtres chaque partie de l'univers était régi par un dieu particulier - la terre, le ciel, la mer et la forêt ayant chacun un dieu, par suite des divergences entre ces dieux et de la multiplicité des ordres divins, l'univers se retrouverait inexorablement désarticulé, corrompu, au bord du néant - d'autant plus que les diverses parties de l'univers dépendent l'une de l'autre. On doit donc dire que le Seigneur, le Créateur de l'univers est unique. Naturellement, on peut avancer que l'univers sera préservé si ces dieux supposés se montrent sages, et, s'il évitent de s'opposer les uns aux autres étant, conscients du danger menaçant le monde. Mais, cette spéculation est vaine car, ce dieu qui gouverne un coin du monde et fait fonctionner la Création ne pense pas comme nous. Pour expliciter ce propos, il nous faut rappeler que dès que nous ouvrons nos yeux sur ce monde et que nous considérons l'ordre régnant, nous enregistrons des formes idéales; ces représentations constituent notre savoir, nos connaissances; puis, pour satisfaire nos besoins quotidiens nous adaptons notre action à ces formes pensées, ces représentations, afin qu'elle coïncide avec l'ordre régnant de la Création: par exemple, pour satisfaire notre faim nous mangeons, pour étancher notre soif nous buvons à satiété, pour nous protéger du froid ou de la chaleur nous portons des vêtements conformes; et cela nous le faisons, parce que nous savons que dans l'ordre du monde ces besoins sont ainsi satisfaits. Aussi, de ce point de vue, notre action procède de notre pensée et lui succède; comme notre pensée procède de l'ordre universel et le suit, notre action retarde doublement sur l'ordre universel. Or ce dieu qui gouverne le monde - ou une de ses parties - a produit par son action cet univers objectif; il n'est donc pas raisonnable de concevoir la réalisation de son œuvre suivant une pensée préexistante, reprise de l'ordre existant.

Dieu Tout-Puissant possède tous les attributs parfaits

Qu'est-ce que la perfection? Une maison est parfaite, quand elle satisfait tous les besoins d'une famille; c'est-à-dire, si elle possède un nombre suffisant de chambres, une salle de séjour pour les invités, une cuisine, une salle de bains, des lavabos, ... etc, cette maison répond complètement aux exigences d'une vie familiale; sinon elle présente un ou plusieurs défauts.

Pourquoi il arrive que l'homme refuse cette vérité?

Cette vérité est manifeste pour l'homme; il lui suffit d'un tout petit peu d'attention pour effacer le moindre de ses doutes au sujet de l'existence d'un Créateur. Toutefois, il arrive que l'homme soit si absorbé par les problèmes que lui pose l'existence, qu'il engage toute son intelligence et sa force dans la lutte pour la vie; aussi, il ne lui reste plus le temps de s'occuper de ce genre de problèmes, de se poser ce type de questions, de découvrir cette vérité.

Parfois, l'homme se trouve fasciné par les apparences trompeuses, la beauté ravissante de la nature, et il sombre dans les plaisirs et la jouissance du monde; de plus, comme l'observation de ces vérités contrarie cette jouissance et cette insouciance matérialiste, il préfère, tout naturellement, les refouler et refuser de les voir. C'est pourquoi le Coran aborde souvent la question de la Création et explique de diverses façons, avec nombre de preuves, cet ordre qui règne sur les créatures. En effet, la plupart des gens, surtout ceux que charment les belles apparences de la nature et qui assimilent le bonheur au confort matériel et aux plaisirs de la vie, n'ont pas la capacité de penser philosophiquement et de réfléchir profondément sur les idées rationnelles. Cependant, quoiqu'il en soit, l'homme fait partie de l'univers de la création et, à aucun moment, il ne peut se rendre indépendant des autres parties de l'univers ni des systèmes partiels et globaux qui y règnent; à chaque instant, il peut prendre conscience de l'existence de l'univers de la création et de son ordre, ainsi que de son Créateur, le Seigneur de l'univers. Le Tout-Puissant déclare: "Dans votre propre création et dans les animaux que Dieu multiplie il y a des Signes pour un peuple qui croit fermement. Dans la succession de la nuit et du jour, dans l'eau nourricière que Dieu fait tomber du ciel et grâce à laquelle il fait revivre la terre après sa mort; dans le déchaînement des vents, il y a des Signes pour un peuple qui comprend" (Coran, 55:4-5).

Explicitons: Il existe dans le Coran de nombreux versets qui invitent l'homme à réfléchir sur la création du ciel, du soleil, de la lune, des étoiles, de la terre, des montagnes, des mers, des végétaux, des animaux, de l'homme lui-même; ces versets rappellent l'ordre surprenant, prodigieux qui règne sur chacune de ces espèces. Il faut bien reconnaître que le système de la Création et l'ordre qui conduit les activités diverses de l'univers vers les buts de la création et les espérances de la vie, se révèlent plus que prodigieux: la graine de blé ou le noyau de 1 amande qu'on sème en terre devient une gerbe d'épis ou un arbre fruitier; dès l'instant où il pénètre dans le sol et mûrit, jusqu'au moment de sa floraison de grands organismes se mettent à fonctionner surprenant la raison humaine par leur complexité et leur immensité. Les étoiles célestes, le soleil brillant, la lune luisante et la terre agissent séparément - par leurs mouvements et déplacements, par le biais de leur force latente - sur cette graine ou noyau ensemencé; de même, les forces mystérieuses condensées dans cette graine du noyau, les saisons de l'année, les conditions atmosphériques, le jour et la nuit, interviennent dans la formation d'une gerbe de blé. Autrement dit, tous ces éléments, telles des nourrices alimentent cette graine jusqu'à ce qu'elle croit et fleurit.

La création d'un nouveau-né est encore plus complexe que le phénomène végétal, puisque l'homme est le résultat de millions de milliards d'années d'activités organiques du système de la Création; le déroulement de la vie quotidienne d'un homme, mis à part les rapports externes qu'il entretient avec l'univers de la création, prend sa source dans son être intérieur; depuis des siècles les savants du monde tentent de percer les apparences, de découvrir la vérité; toutefois, malgré leurs efforts et leurs nombreuses découvertes, le mystère demeure.

Un individu possédant tout ce qui est nécessaire à un homme normal et à son existence, sera considéré comme parfait; sauf si, par exemple il lui manque un bras, un pied ou un œil, il révélera un défaut.

D'après ce qu'on a précédemment dit, l'attribut de la perfection est donc une chose qui permet de répondre aux exigences de la vie, de réparer les imperfections. Ainsi, l'attribution de la science permet de combattre l'ignorance et de montrer la vérité au savant; ou la puissance, qualité qui permet à celui qui détient la puissance de réaliser ses buts et ses aspirations personnelles; ou encore l'attribut de la vie, celui de la maîtrise, ...etc. Notre conscience considère que le Créateur de l'univers - c'est-à-dire, celui duquel provient l'existence du monde et de ses habitants, celui qui satisfait tout besoin, celui qui offre les divers bienfaits et distribue des qualités aux hommes de l'univers - possède tous les attributs de la perfection, et les dispense à ses créatures car, le bon sens veut que celui qui dispose de ces bienfaits cherche à les céder, à les attribuer. Dans le Coran, Dieu est loué en tant qu'être parfait et sans défauts: "Ton Seigneur est celui qui se suffit à lui-même et il est le Maître de la miséricorde" (Coran, 6:133); "Dieu. Il n'y a de Pieu que Lui! Les noms les plus beaux Lui appartiennent!" (Coran, 20:8). C'est Lui qui existe, qui sait, qui voit, qui entend, qui est omnipotent, qui crée et qui demeure absolu et indépendant.

Aussi, doit-on considérer Dieu comme ayant tous les attributs de la perfection. Il est dépourvu de défauts, et dans son domaine sacré, Il a la pureté complète: "Il est pur, transcendant, sans associé".

Le pouvoir et le savoir de Dieu

En constatant les éléments articulés de cet immense univers, son surprenant mouvement de rotation, les étonnants systèmes partiels qui coexistent à ses côtés, ainsi que la marche ordonnée de chaque espèce de phénomènes vers leur but particulier, tout homme raisonnable comprend que le monde de l'être et tout ce qui existe prennent leur source dans un être indestructible qui, grâce à son pouvoir infini et son savoir illimité, a créé l'univers, les hommes Et toutes les autres créatures de la terre. Ce créateur a posé chacune de ses créatures dans le berceau de l'éducation et grâce à sa clémence divine les a dirigé vers leur but et vers la perfection. C'est Lui dont l'être s'avère inébranlable, disposant de tout pouvoir et de tout savoir. La parole divine nous le rappelle dans nombre de versets: "Ce qui est dans les cieux et sur la terre célèbre les louanges de Dieu. Il est le Tout-Puissant, le Sage. La Royauté des cieux et de la terre lui appartient. Il fait vivre et Il fait mourir, Il est puissant sur toute chose. Il est le Premier et le Dernier. Celui qui est apparent et celui qui est caché. Il connaît parfaitement toute chose" (Coran, 57;1-3).

"La Royauté des cieux et de la terre et de ce qui est entre les deux appartient à Dieu. I1 crée ce qu'il veut, Il est puissant sur toute chose" (Coran,5:17).

Expliquons plus amplement ce qu'il faut entendre ici par pouvoir: quand on dit que telle personne a le pouvoir de s'acheter une automobile, cela signifie qu'elle possède la chose nécessaire - l'argent - pour cet achat; quand on dit que quelqu'un a le pouvoir, la capacité, de soulever une pierre de plus de 100 kg, cela veut dire qu'il dispose d'une telle puissance, d'une telle force physique. Ainsi, le pouvoir et la capacité de faire telle chose n'est pas autre que de disposer des moyens nécessaires pour l'effectuer. Comme tout phénomène considéré dans le monde de l'être voit son existence et sa vie relever du Tout-Puissant, on doit dire que Dieu peut tout et que la source de l'être se trouve dans la pure essence divine.

Un autre verset coranique précise: "Ne connaît-I1 pas ce qu'il a créé, Lui qui est le Subtil et qui est parfaitement informé?" (Coran, 67:14).

En effet, comme toute créature base son être et son apparition existentielle sur l'être infini de Dieu, il ne peut y avoir entre cette créature et son créateur un voile, une opacité quelconque; au contraire, rien ne Lui demeure caché; Il est instruit de tout; n'environne et pénètre toute chose.

La justice ('adl)

Dieu est juste et justicier car, la justice est un des attributs de la perfection et le Seigneur de l'univers dispose de toutes les qualités de la perfection. De plus, la parole divine loue constamment la justice et dénigre l'oppression et la tyrannie; elle recommande la justice et interdit d'opprimer. Comment Dieu pourrait considérer telle chose comme laide ou belle sans disposer de tels attributs? Le Coran répond à cette interrogation. Dans la sourate "Les Femmes", on lit: "Dieu ne fera tort à personne du poids d'un atome" (Coran, 4:40); dans la sourate "La Caverne", il est dit que Dieu ne lésera personne (Coran, 18:47).

Le Coran reprend le même propos dans d'autres sourates: "... Dieu ne tolère pas l'injustice envers Ses serviteurs" (Coran, 40:30); "Tout bien qui t'arrive vient de Dieu; tout mal qui t'atteint vient de toi-même" (Coran, 4:79); "Il a donné la perfection à tout ce qu'il a créé" (Coran, 32:6).

Donc, chaque phénomène a été créé avec une perfection infinie. Ce n'est que par comparaison avec les autres créatures qu'une d'entre elles apparaît laide ou semble présenter des défauts; par exemple, le serpent et le scorpion se révèlent, par rapport à l'homme, des créatures plutôt désagréables et vilaines; de même, la ronce est loin d'être belle à côté de la rose. Pourtant, ces créatures ont, chacune une beauté propre qui témoigne du miracle de la création. Le Seigneur Tout-Puissant a considéré certaines actions volontaires de l'homme comme non avenues, irréligieuses. I1 lui a prescrit de ne pas commettre ces fautes, de ne pas sombrer dans les péchés tels que l'associationnisme, la désobéissance aux parents, le meurtre, l'ivresse, le jeu et autres activités prohibées par la règle divine.

Ce genre d'actes dits péchés sont considérés comme mauvais parce qu'ils transgressent les devoirs consacrés et ne peuvent être attribués à Dieu; si ces actes sont commis volontairement, un châtiment attend leur responsable.

La clémence (rahmat)

Nombre d'actes sont considérés comme relevant de la clémence, de l'indulgence: secourir quelqu'un se trouvant dans l'indigence, satisfaire une personne dans le besoin, aider un aveugle à trouver son chemin, ...etc. Toutes les actions divines sont de pure grâce, donc clémentes. En effet, le Seigneur distribue généreusement les bienfaits, répond aux besoins, aspirations de Ses créatures; le Coran déclare: "Si vous vouliez compter les bienfaits de Dieu, vous ne sauriez les dénombrer" (Coran, 14:34); "...Ma miséricorde s'étend à toute chose" (Coran, 7:156).

Les autres attributs de la perfection

Le Coran évoque dans nombre de versets, les attributs du Seigneur: "Ton Seigneur est Celui qui se suffit à Lui-même et Il est le Maître de la miséricorde" (Coran, 6:133).

Explicitons ce verset: tout bienfait, toute beauté existant sur terre, tout attribut parfait imaginable, constitue un don du Seigneur à Ses créatures; par ce moyen, I1 satisfait à l'un des besoins de la Création. Naturellement, s'il ne disposait pas, Lui-même de cette perfection, Dieu ne pourrait le distribuer aux autres et il se trouverait comme eux dans le besoin. Aussi, le Seigneur possède tous les attributs de la perfection; sans avoir à recourir aux autres. Il dispose des qualités parfaites, de la vie, du savoir, du pouvoir, ...etc. Aucun défaut, aucun point faible qui puisse L'abaisser, Le rendre ignorant ou Le détruire, n'atteint Son seuil de pureté.


source : sibtayn
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