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Thursday 16th of July 2020
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Le sentiment intime de responsabilité

Si nous observons l'humanité dans une quelconque de ses périodes historiques, nous trouverons qu'elle suit un système (mode) de vie particulier, qu'elle a une manière spécifique de distribuer les droits et les responsabilités entre les individus, et nous voyons que, dans la mesure où elle voit s'accroître l'assurance que les individus adhèrent au système, elle se rapproche de la stabilité et de la réalisation propre envisagée par le système.
Le sentiment intime de responsabilité

Si nous observons l'humanité dans une quelconque de ses périodes historiques, nous trouverons qu'elle suit un système (mode) de vie particulier, qu'elle a une manière spécifique de distribuer les droits et les responsabilités entre les individus, et nous voyons que, dans la mesure où elle voit s'accroître l'assurance que les individus adhèrent au système, elle se rapproche de la stabilité et de la réalisation propre envisagée par le système.

Celui est une réalité qui s'applique aussi bien au passé qu'à l'avenir; c'est une des réalités permanentes de la marche évolutive de l'homme.

Parmi les garanties, il y eu a qui sont objectives, telles que les châtiments établis par le groupe pour éduquer l'individu qui outre passerai les limites; et il y en a une qui est subjective ou intérieure: c'est le sentiment intime de la responsabilité éprouvé par l'homme envers devoirs sociaux et envers ce qu'exige de lui la société et ce qu'elle détermine pour lui en matière de droits.

Malgré le rôle important que jouent les garanties objectives dans le domaine de la conduite des individus, celles-ci, dans beaucoup de cas, ne suffisent pas à elles seules. Il faut que s'y rajouter un sentiment intime de responsabilité, car la surveillance objective de l'individu, aussi étroite qu'elle puisse être, ne peut habituellement s'avérer sans faille.

Le sentiment de la responsabilité a besoin, pour être une réalité concrète vivante, de la foi en une surveillance telle que ne lui échappera pas même un atome sur la terre ni dans le ciel et d'un entraînement pratique par lequel un tel sentiment, de par la conscience même de cette surveillance toute qui englobe tout, puisse croître et s'enraciner (s'approfondir).

 

 

On découvre que cette surveillance, à laquelle n'échappe pas un seul atome, est dans la vie de l'homme, le résultat de son lien avec le vrai Absolu, l'Omniscient et le Tout-Puissant, dont la science embrasse toute chose. Ce lien même permet la possibilité du sentiment intime de responsabilité.

L'entraînement, par lequel croît ce sentiment intime, est réalisé (se réalise au travers de...) par la pratique rituelle.

L'adoration est une obligation invisible. Nous voulons dire par là qu'il est impossible de la contrôler de l'extérieur. Aucune mesure extérieure ne peut réussir à la renforcer car elle ne se maintient que par l'intention intérieure et l'attachement spirituel à l'oeuvre accomplie pour Dieu. C'est une action (affaire) qui ne peut ni être soumise à la surveillance objective venant de l'extérieur ni dépendre d'une mesure légale. La seule surveillance possible en ce domaine est le contrôle qui résulte du lien avec l'Absolu, avec l'Invisible, à la Science duquel rien n'échappe. La seule garantie possible à ce niveau est le sentiment intime de responsabilité.

Cela signifie que la personne qui pratique l'adoration accompli un devoir qui diffère de tout autre devoir ou projet social. Lorsqu'il emprunte et rends l'argent, lorsqu'il souscrit et adhère à des contrats (conditions), il accomplit des actions entrant dans le cadre du contrôle de la société. Il s'expose ainsi à la réaction de la société en cas de refus de souscrire à ces obligations.

Mais le devoir d'adoration, invisible, dont seul Dieu connaît le contenu interne, est le résultat du sentiment de responsabilité. A la suite des pratiques rituelles ce sentiment croît et l'homme s'habitue à agir en accord avec lui.

Par ce sentiment existe le bon citoyen. Car il ne suffit pas pour être un bon citoyen que l'individu donne aux autres ce qui leur est légalement dû, par crainte de la réaction de la société. Le bon citoyen est celui qui accomplit ses actions sous l'implosion du sentiment intime de responsabilité.

Si le sentiment de peur de la réaction sociale pouvait constituer à lui seul la base de la bonne conduite dans une bonne société, alors la fuite devant les responsabilités serait possible en de nombreuses occasions: chaque fois, par exemple, que l'individu pourrait cacher sa désobéissance aux lois, ou lui donner une fausse justification, ou encore éviter la réaction sociale d'une manière ou d'une autre. Dans tous ces cas seule peut intervenir la garantie apportée par le sentiment intime de responsabilité.

Nous remarquons qu'il est le plus souvent recommandé de pratiquer secrètement plutôt que publiquement les rites à caractère facultatif. Il existe même des rites à caractère secret par nature, tel le jeûne qui constitue une abstention non contrôlable de l'extérieur. Pour certains rites comme par exemple pour les prières surérogatoires accomplies après minuit un cadre discret est recommandé, loin du regard de tous. Tout cela est dans le but d'approfondir l'aspect invisible de l'adoration, en la reliant de plus en plus au sentiment intime de responsabilité. Ainsi, ce sentiment se renforce au fur et à mesure de la pratique des rites, et l'homme s'habitue à agir sur son implosion. Ce sentiment forme ainsi une garantie très forte que l'individu accomplira ses devoirs et ses droits.


source : sibtayn
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